Durant plusieurs années, les progrès enregistrés dans les cultures maraîchères reposent en grande partie sur l’utilisation de variétés hybrides à haut rendement importées, avec tous les risques d’exposer les producteurs aux fluctuations des prix internationaux, aux contraintes logistiques et aux variations des taux de change.
Pour sortir de cette situation et parvenir à l’édification de filières maraîchères entièrement souveraines, le cap est mis sur le développement de semences locales de qualité et mieux adaptées aux changements climatiques.
A ce propos, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine Mahdi Oualid, a dévoilé la démarche adoptée afin de relever ce défi et d’aller vers une autosuffisance en intrants, notamment les semences maraîchères.
« Nous avons lancé récemment un projet ambitieux pour la production de semences maraîchères hybrides au niveau national, ce qui est une nouveauté en Algérie », a déclaré le ministre lors de son passage le mois dernier au Forum d’« El Moudjahid », en affirmant que « des premiers résultats positifs ont déjà été enregistrés pour les semences de tomates et de poivrons ».
En tout cas, loin d’être un choix, ce challenge s’impose au secteur dès lors que le ministre a reconnu à la même occasion que «90% des intrants utilisés dans les cultures maraîchères sont importés » et que ces derniers « représentent 40 à 60% des coûts de production ».
Néanmoins, des progrès ont été réalisés dans ce domaine, étant donné que 70% de semences de pomme de terre sont produits localement et « l’objectif tracé est de dépasser 90% cette année en toutes générations, G 0, E, SE », a-t-il indiqué, alors que certains producteurs s’apprêtent même à en exporter.
Ainsi, la stratégie engagée vise à développer une véritable filière nationale de production de semences et de plants, en s’appuyant sur les compétences des instituts techniques, des universités et des opérateurs privés.
M. N.







