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France : Forte mobilisation syndicale à la veille d’une grève générale

La France connaît une escalade sans précédent du mouvement de contestation sociale et ouvrière, marquée par une recrudescence de la colère à la fin des vacances d’automne et la reprise des blocages par les étudiants, parallèlement aux préparatifs intensifs d’une grève générale prévue ce jeudi et susceptible de paralyser plusieurs secteurs névralgiques du pays.

Cette vague de protestation est alimentée par de fortes pressions économiques, notamment la hausse record des prix des carburants et du coût de la vie, sur fond de crises internationales actuelles, ravivant ainsi l’esprit du mouvement des « Gilets jaunes ».

L’intersyndicale, regroupant notamment la Confédération française démocratique du travail (CFDT), la Confédération générale du travail (CGT), Force ouvrière (FO), l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) et la Fédération syndicale unitaire (FSU), avait annoncé début octobre l’organisation de cette journée de mobilisation pour réclamer l’augmentation des salaires et la défense des services publics, des emplois et de l’industrie.

Dans ce contexte, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a affirmé lundi que le 5 novembre devait constituer une « grande journée de convergence », faisant référence à la mobilisation nationale prévue jeudi à l’appel de l’intersyndicale. Elle a indiqué que plus de 200 manifestations étaient prévues, selon le décompte de son organisation, exprimant son attente d’une forte participation à ces rassemblements.

Les concessions annoncées par le gouvernement du Premier ministre, Sébastien Lecornu, notamment les aides financières relatives aux prix des carburants et le retrait de certaines réformes concernant les conditions d’accès à l’université, restent insuffisantes aux yeux des responsables du mouvement. Le secrétaire général de la CGT continue notamment de réclamer une augmentation de 10 % du salaire minimum et une révision du projet de budget pour 2027.

Ce mouvement intervient également dans un contexte de fortes pressions politiques sur les autorités françaises, sur fond de contraction économique et de déficit budgétaire.

Le secteur de l’éducation sera également concerné par cette mobilisation, les organismes étudiants, notamment les syndicats étudiants, appelant au blocage des lycées et des universités jeudi. Les lycéens devraient également prendre part aux marches de protestation.

Les étudiants des lycées et des universités réclament des réformes profondes portant notamment sur la réduction du nombre d’élèves par classe, la rénovation des établissements scolaires délabrés, l’augmentation des places disponibles dans les universités et davantage de transparence dans les conditions d’admission.

Avec la reprise des cours après les deux semaines de vacances d’automne, les blocages étudiants ont repris lundi, des groupes de jeunes ayant fermé des dizaines d’établissements scolaires et de lycées à Reims, Toulouse et Rouen à l’aide de conteneurs à ordures, pour dénoncer les politiques d’austérité du gouvernement.

Cette grève devrait entraîner d’importantes perturbations dans les transports, le trafic ferroviaire et les établissements scolaires. Les syndicats ont fixé le parcours de la principale manifestation parisienne entre la place de la Bastille et la place de la Concorde, dans une démarche visant à réunir les revendications des jeunes et des travailleurs au sein d’un même mouvement.

Cette nouvelle mobilisation intervient après la journée de grève enregistrée dans la fonction publique le 29 septembre dernier, suivie d’une mobilisation le 17 octobre, puis des manifestations les 24 et 31 octobre. Le week-end dernier, entre 320.000 et 500.000 manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs grandes villes, notamment Paris, Lyon et Rennes.

APS

 

 

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