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De la production à la valorisation : Le nouveau cap des filières maraîchères

L’augmentation des récoltes ne garantit pas, à elle seule, la stabilité du marché des produits frais ni la préservation des revenus des producteurs, comme en témoignent certaines filières maraîchères qui continuent d’être confrontées à des cycles de surproduction suivis de pénuries saisonnières, entraînant des fluctuations des prix.

Pour dépasser cette situation, l’accent est désormais mis sur l’organisation des filières et leur intégration, en mettant l’accent sur la sécurisation de l’approvisionnement en intrants, la gestion des récoltes, à travers le renforcement des chaînes de stockage et le développement des industries de transformation agroalimentaire.

Si au cours des dernières années les investissements ont principalement ciblé l’accroissement des capacités de production, désormais les efforts sont concentrés sur des segments nouveaux comme la collecte, le conditionnement, le transport et la commercialisation, qui sont des maillons cruciaux pour maintenir les performances enregistrées.

L’expérience acquise dans certaines filières, à l’instar de la tomate industrielle, montre qu’une meilleure coordination des acteurs peut profondément consolider la dynamique enregistrée et créer davantage de valeur ajoutée. C’est la vision pour laquelle plaident en tout cas les acteurs du secteur, comme vient de l’expliquer le président du Conseil national interprofessionnel de la filière tomate (CNIFT), Mostefa Mazouzi, appelant au rapprochement entre les producteurs et les autres intervenants.

Cependant, la nouvelle stratégie de développement du secteur est de nature à faciliter cette coordination et créer une synergie effective entre les acteurs des filières maraîchères. C’est le cas avec le lancement cette semaine du Système national d’information agricole (SNIA) qui est un instrument innovant pour le suivi de la situation sur le terrain, la collecte de données exhaustives et en temps réel sur la production, les besoins des producteurs et même l’évolution des prix sur le marché.

M. N.

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