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Vidéo polémique sur les incendies de Jijel : Un jeune homme condamné à un an de prison ferme

Le tribunal correctionnel de Dar El Beïda a condamné à un an d’emprisonnement ferme et à une amende de 100.000 DA un jeune homme d’une vingtaine d’années, poursuivi notamment pour diffusion et promotion intentionnelles de fausses informations susceptibles de porter atteinte à l’ordre public, ainsi que pour promotion intentionnelle de stupéfiants par quelque moyen que ce soit.

Le procureur de la République avait requis trois ans d’emprisonnement ferme et une amende de 200.000 DA contre le prévenu « B. Oualid ». L’affaire remonte à la fin du mois d’août dernier, lors de la vague d’incendies ayant touché plusieurs wilayas de l’Est du pays.

Le prévenu, qui anime depuis janvier 2026 une page TikTok baptisée « El Oualid », connue pour ses contenus à caractère religieux, avait publié une vidéo établissant, sur un ton jugé moqueur, un lien entre les incendies et une fête organisée au parc des Sablettes, à Alger.

La publication avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes appelant les autorités à intervenir. Les services de sécurité spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité ont alors ouvert une enquête, qui a permis d’identifier l’auteur de la vidéo.

A l’audience, « B. Oualid » a reconnu être le propriétaire de la page. Il a expliqué avoir créé son compte pour gagner en notoriété et générer des revenus, notamment grâce à l’augmentation du nombre de ses abonnés. Il a soutenu que ses publications avaient un objectif de sensibilisation et d’orientation religieuse et qu’il n’avait jamais eu l’intention de nuire à quiconque.

Le prévenu a également été interrogé au sujet d’une photographie retrouvée sur son téléphone lors de l’expertise technique, représentant, selon les éléments évoqués à l’audience, des stupéfiants et une arme blanche. Il a affirmé que cette image avait été prise à une date antérieure, alors qu’il consommait des stupéfiants, et qu’elle était restée stockée sur son téléphone dans l’application WhatsApp. Il a nié l’avoir diffusée ou envoyée à des tiers.

La défense a quant à elle contesté l’existence de l’élément intentionnel et soutenu que les éléments retrouvés sur le téléphone ne suffisaient pas à établir une activité de promotion de stupéfiants.

L’avocate a rappelé que son client avait reconnu une consommation personnelle, tout en niant toute revente ou proposition à des tiers. Elle a demandé la relaxe pour le chef lié aux stupéfiants et l’application des circonstances atténuantes pour l’autre infraction. Après les débats, le procureur de la République a requis trois ans de prison ferme et 200.000 DA d’amende. Le tribunal a finalement prononcé une peine d’un an d’emprisonnement ferme et 100.000 DA d’amende.

R. B.

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