L’Egypte mise sur les grands projets immobiliers pour soutenir l’investissement et l’activité économique à travers la signature ce mardi par le gouvernement d’un accord évalué à 11.000 milliards de livres égyptiennes (plus de 200 milliards de dollars) avec le groupe privé Talaat Moustafa (TMG).
Selon ses termes, le contrat, dont l’annonce s’inscrit dans la stratégie du Caire visant à attirer les capitaux privés et à diversifier les moteurs de croissance, porte sur le développement, la construction et l’exploitation de quatre complexes à usage mixte, a rapporté l’agence Reuters.
Dans le détail, ce partenariat concerne des projets combinant plusieurs fonctions urbaines, notamment résidentielles et commerciales et son montant, particulièrement élevé, doit toutefois être interprété avec prudence. En effet, selon la même source, il s’agit de la valeur annoncée des projets, et non nécessairement de capitaux mobilisés immédiatement, alors que le calendrier de réalisation, les modalités de financement et les retombées effectives des projets prévus dépendront de la mise en œuvre des opérations à engager.
En tout cas, cette initiative intervient dans un contexte où l’économie égyptienne a enregistré une croissance de 5,1% durant l’exercice 2025/2026, contre 4,4% un an auparavant, selon les données reprises par des médias locaux au début de cette semaine.
De son côté, le gouvernement cherche à renforcer la participation du secteur privé dans l’activité économique, appelé à jouer un rôle croissant dans les investissements, tout en stimulant l’industrie, les télécommunications et le tourisme. Toutefois, le défi majeur auquel est confronté le pays demeure celui de la soutenabilité financière, car malgré l’amélioration du solde budgétaire, le coût du service de la dette continue de peser sur les finances publiques.
A ce propos, le ministère égyptien des Finances a indiqué que la réduction de cette charge et l’augmentation des investissements privés demeuraient des priorités, tandis que l’inflation urbaine annuelle a, de son côté, ralenti à 13,9% au mois de septembre dernier, mais la hausse mensuelle des prix alimentaires traduit la persistance des tensions sur le pouvoir d’achat.
A. A.







