Le déficit commercial de la Jordanie s’est réduit de 9,6% au cours des huit premiers mois de 2026, à 5,83 milliards de dinars jordaniens (plus de 8,2 milliards de dollars), contre 6,446 milliards de dinars durant la même période de 2025.
Cette amélioration résulte principalement de la progression des exportations, selon les données publiées le 25 octobre courant par le Département jordanien des statistiques, faisant état d’exportations totales qui ont augmenté de 11,2% sur un an, pour atteindre 7,464 milliards de dinars.
Dans le détail, les exportations de produits fabriqués localement ont progressé de 6%, à 6,464 milliards de dinars, tandis que les réexportations de produits en provenance de l’étranger ont bondi de 63,4%, à un milliard de dinars, et, en parallèle, les importations n’ont augmenté que de 1%, à 13,294 milliards de dinars.
La progression des exportations repose notamment sur plusieurs filières industrielles et minières, comme les engrais chimiques ou azotés qui ont augmenté de 16,4%, la potasse brute de 12,3%, tandis que les vêtements et accessoires tricotés ont progressé de 4,6%.
Les exportations pharmaceutiques ont, pour leur part, enregistré une hausse de 1,8%, mais, en revanche, les exportations de phosphate brut ont reculé de 13,4%, montrant que les performances restent contrastées selon les secteurs.
Par zone géographique, la Jordanie a également renforcé ses débouchés sur plusieurs marchés durant la même période, avec notamment des exportations vers la Syrie qui ont augmenté de 28,9%, tandis que celles destinées à la Chine ont progressé de 74,3% et celles vers l’Union européenne de 11,4%.
Ces évolutions reflètent une diversification géographique des exportations, même si les données de l’organisme jordanien ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une transformation durable de la structure commerciale du pays, selon des analystes.
A. A.







