La livre égyptienne poursuit sa dégringolade pour atteindre un nouveau plus bas taux historique face au dollar, franchissant le seuil de 56 livres pour un dollar lundi dernier, selon les données de marché rapportées par l’agence Reuters.
Cette dépréciation accentue les pressions sur l’économie égyptienne, alors que les autorités monétaires optent toujours pour le maintien d’un taux de change flexible dans le but, pour eux, d’absorber les chocs extérieurs.
Dans ce contexte, le gouverneur de la BCE (Banque centrale d’Egypte), Hassan Abdalla, a récemment réaffirmé que la flexibilité du taux de change « constituait une première ligne de défense face aux chocs », rappelle la même source. Il a souligné dans le même sillage que l’objectif prioritaire était d’unifier le marché des changes, plutôt que de défendre un niveau précis de la monnaie, rappelant les déséquilibres apparus lors de précédentes périodes de contrôle du taux officiel.
Cette baisse de la monnaie locale intervient en tout cas au moment où les réserves de change du pays ont atteint 57,35 milliards de dollars à la fin septembre dernier, selon la BCE, ce qui est un niveau record.
Bien que ces réserves constituent un amortisseur pour les paiements extérieurs, mais ne protègent pas totalement la monnaie contre les mouvements de capitaux et les tensions sur le marché des changes, ont mis en garde des spécialistes relayés par des médias locaux.
A. A.







