La Tunisie fait appel une nouvelle fois à l’emprunt extérieur pour financer ses investissements, en se tournant cette fois-ci vers le Fades (Fonds arabe pour le développement économique et social) pour mobiliser des fonds destinés au financement des infrastructures routières.
A cet égard, deux accords d’un montant global estimé à 129 millions d’euros (près de 150 millions de dollars), ont été signés à la fin octobre dernier par le ministre tunisien de l’Economie et de la planification, Samir Abdelhafidh, et le directeur général du Fonds, Fawzi Youssef Al-Hanif.
Le premier accord, d’un montant de 86 millions d’euros (près de 100 millions de dollars), porte sur le financement de la première phase de construction de l’autoroute Boussalem-Fernana, dans le nord-ouest du pays, ont rapporté jeudi dernier des médias locaux.
Cet axe s’inscrit dans un corridor routier d’environ 780 km intégré à l’axe maghrébin reliant Nouakchott à Tripoli, via l’Algérie, et sa réalisation présente ainsi « un intérêt pour la connectivité régionale, au-delà de son rôle dans la desserte des territoires tunisiens concernés », expliquent les mêmes sources.
Le second accord, de 43 millions d’euros (près de 50 millions de dollars), est consacré à l’aménagement de 67 pistes agricoles, totalisant 253 km et réparties dans 21 gouvernorats et ces projets sont appelés à « contribuer à améliorer l’accès aux zones de production, à faciliter l’acheminement des récoltes et à renforcer la desserte des territoires ruraux », est-il expliqué.
Ces financements répondent en tout cas à des besoins importants du pays en matière d’infrastructures, comme l’a expliqué le ministère tunisien de l’Equipement et de l’habitat, selon qui, « le réseau routier du pays s’étend sur près de 19 750 km ».
A. A.







