Les perturbations affectant les exportations de GNL (gaz naturel liquéfié) du Qatar fragilisent désormais les recettes de l’émirat et compliquent ses ambitions de renforcement de sa position sur le marché international.
Les dommages subis par certaines installations énergétiques dans le pays, particulièrement les plateformes dédiées au GNL, dans le contexte du conflit régional actuel, auraient mis hors service environ 17% de la capacité d’exportation gazière de Doha, selon Reuters.
Deuxième producteur mondial de GNL, le Qatar dépend fortement de ses infrastructures de liquéfaction et du transport maritime pour approvisionner ses clients en Europe et en Asie, mais les difficultés de circulation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations énergétiques du Golfe, accentuent les contraintes logistiques et les risques pesant sur les livraisons.
Alors que la compagnie QatarEnergy a prolongé ses déclarations de force majeure sur certains contrats, selon la même source, ces perturbations menacent également le programme d’expansion de la production, qui vise une capacité de 142 millions de tonnes de GNL par an à l’horizon 2030.
Face à ces tensions et leurs implications sur l’industrie énergétique de l’émirat, le FMI (Fonds monétaire international) anticipe d’ores et déjà, selon la même source, une contraction de 8,6% de l’économie qatarie durant l’année en cours.
A. A.







