● Les recettes pétrolières libyennes sont au cœur d’une controverse entre la Banque centrale de Libye (BCL) et la compagnie pétrolière publique, la NOC (National Oil Corporation), après l’apparition d’écarts entre les montants annoncés par les deux institutions à la mi-octobre.
En cause, la destination d’une partie des recettes, dont une fraction est affectée au financement des importations de carburants destinés à approvisionner le marché local avant le transfert du solde à la Banque centrale.
Saisi de la question, un Bureau d’audit vient de rendre son verdict et a publié un état détaillé des flux financiers afin de rapprocher les chiffres et de clarifier la répartition des recettes objet de différend entre la NOC et la BCL.
Selon les conclusions du bureau d’audit en question, rendues publiques au début de cette semaine, les recettes encaissées par la NOC auprès de la Libyan Foreign Bank (LFB) ont atteint 1,4 milliard de dollars au 15 octobre, dont 865 millions de dollars « ont été affectés au compte des hydrocarbures pour couvrir les besoins du marché local » et « 577 millions ont été transférés vers les comptes de la BCL ».
La banque centrale avait de son côté indiqué que les recettes pétrolières créditées sur ses comptes ne dépassaient pas 361 millions de dollars au 14 octobre, tandis que la NOC avait fait état de transferts de « 1,2 milliard de dollars au 13 octobre vers le compte souverain ouvert auprès de la LFB ».
A. A.







