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Cameroun : Oriole Resources mobilise de nouveaux fonds pour accélérer le projet aurifère

La junior minière britannique Oriole Resources continue de miser sur le potentiel aurifère du Cameroun. La compagnie a annoncé, le 18 septembre, la cession de sa redevance de 1,2 % sur les revenus du projet polymétallique Muratdere, en Turquie, pour environ 1,2 million de dollars. Les fonds doivent notamment financer les prochaines activités d’exploration au Cameroun, où Oriole détient plusieurs actifs, dont Mbe et Bibemi.

Situé au Cameroun, Mbe constitue aujourd’hui l’un des principaux projets d’exploration d’Oriole. En un peu plus d’un an, son inventaire de ressources aurifères est passé de zéro ressource déclarée à 1,66 million d’onces, soit environ 51 tonnes d’or.

Une première estimation de 870 000 onces de ressources inférées avait été annoncée en octobre 2025 pour le gisement MB01-S. En avril 2026, 360 000 onces supplémentaires ont été identifiées sur MB01-N. Une nouvelle mise à jour publiée trois mois plus tard a ensuite porté les ressources de MB01-S à 1,3 million d’onces, portant l’inventaire total de Mbe à 1,66 million d’onces.

Cette progression dépasse les premières ambitions affichées par Oriole. En juillet 2025, alors que Mbe était encore au stade de l’exploration sans ressource aurifère déclarée, la compagnie estimait son potentiel entre 820 000 et 1,34 million d’onces. 

Son directeur général Martin Rosser évoque désormais un potentiel de « plusieurs millions d’onces », qui devra toutefois être confirmé par de nouveaux travaux. Les ressources actuellement déclarées sont en effet inférées et ne permettent pas encore de conclure à la viabilité économique d’une exploitation minière. 

Oriole et son partenaire BCM International, qui détiennent chacun 50% du projet, devront poursuivre les campagnes d’exploration afin de mieux définir les zones minéralisées et d’évaluer les perspectives de développement de Mbe.

L’évolution du projet intervient alors que le Cameroun cherche à accroître la contribution du secteur minier à son économie. Celui-ci représente encore moins de 1 % du PIB ces dernières années. Les autorités renforcent notamment le cadre applicable à l’exploitation aurifère, avec des exigences accrues en matière d’environnement, de participation du capital camerounais, de fiscalité et de production.

Pour Oriole Resources, la cession de l’actif turc fournit ainsi des ressources financières supplémentaires pour poursuivre l’exploration de Mbe, alors que le projet entre dans une nouvelle phase de son développement. L’enjeu sera désormais de transformer la progression rapide de l’inventaire aurifère en une ressource mieux définie, puis, à terme, en un projet minier économiquement viable.

R. A.

 

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