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Après une croissance de 4,2% l’an dernier : L’économie libanaise replonge dans la crise

La reconstruction du Liban s’annonce comme un défi financier majeur, alors que la reprise économique amorcée en 2025 a été brutalement interrompue par les agressions répétées menées par l’entité sioniste notamment dans le sud du pays.

Beyrouth doit en effet répondre aux besoins urgents des populations déplacées et réparer les infrastructures et les logements détruits, tout en faisant face à une crise bancaire persistante, à une dette insoutenable et à des ressources publiques limitées.

Selon les nouvelles évaluations de la Banque mondiale, les besoins de reconstruction et de relèvement liés au conflit étaient déjà estimés à 11 milliards de dollars à fin 2024, dont 3 à 5 milliards de dollars devraient être mobilisés sur des ressources publiques, et 6 à 8 milliards devaient provenir du secteur privé.

Les dommages matériels atteignaient 6,8 milliards de dollars et les pertes économiques 7,2 milliards de dollars, selon les mêmes estimations de la BM, et ce, au moment où l’escalade enregistrée depuis le début de cette année a aggravé ces besoins, en endommageant davantage les habitations et les équipements collectifs et en perturbant les chaînes d’approvisionnement. L’impact sur l’activité économique est en conséquence considérable pour le pays dont l’économie qui ne dispose déjà que de peu de leviers de relance.

Dans ce climat, après une croissance estimée à 4,2% en 2025, la Banque mondiale prévoit désormais une contraction du produit intérieur brut de 6,4% en 2026. Le recul de l’activité touristique, les déplacements de populations et le climat d’incertitude qui plane sur les secteurs productifs impactent donc fortement la dynamique de la consommation des ménages et l’investissement sur le marché local.

En conséquence, tenant compte de l’ensemble de ces difficultés, l’institution de Bretton Woods anticipe également une inflation qui devra atteindre 17,5%, alimentée par les perturbations de l’offre, la hausse des coûts de transport et les prix de l’énergie.

A. A.

 

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