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L’économie maltaise rattrapée par le syndrome du ralentissement qui frappe l’UE

Après avoir fait preuve de résilience face aux chocs extérieurs de ces dernières années, l’économie maltaise montre des signes de ralentissement, avec une activité qui évolue désormais en deçà de sa moyenne historique. Dans son dernier bulletin conjoncturel, publié à la mi-octobre dernier, la Banque centrale de Malte relève notamment une contraction du commerce de détail durant le mois d’août de cette année, témoignant d’un essoufflement de la demande intérieure.

Cependant, cette contreperformance intervient dans un contexte marqué par de nouvelles pressions sur les prix qui repartent à la hausse, engendrant dans son sillage une inflation qui reprend sa courbe ascendante, pour atteindre un taux de 2,4% durant le mois de septembre dernier.

La remontée des prix constitue un point de vigilance pour l’économie insulaire méditerranéenne, fortement dépendante des secteurs tertiaires (les services) et les flux des échanges extérieurs, fortement sensibles aux fluctuations actuelles des marchés internationaux.

Ce nouveau départ à la hausse de l’inflation s’explique ainsi par les coûts de l’énergie et les tensions qui planent sur le marché mondial des matières premières, continuant de peser sur les perspectives économiques européennes. Toutefois, le recul du commerce de détail dans le pays contraste, lui, avec la bonne tenue de certaines activités, en particulier le tourisme, qui constitue un levier stratégique pour soutenir la croissance et les recettes du secteur des services.

En revanche, les indicateurs du marché du travail restent, pour leur part, relativement bien orientés, avec un taux de chômage qui s’est maintenu à 3,4% durant la même période, traduisant une situation toujours favorable en matière d’emploi, malgré le ralentissement observé dans plusieurs secteurs d’activité. Cette résilience du secteur de l’emploi est en tout cas perçue comme un facteur de soutien à la consommation des ménages, même si la progression des prix pourrait limiter leur pouvoir d’achat.

Pour la Banque centrale, l’enjeu est désormais de « préserver cette dynamique de l’emploi et du tourisme » tout en surveillant « les signes de faiblesse de la demande intérieure », alors que la capacité de l’économie maltaise à maintenir son rythme de croissance dépend d’autres paramètres, dont « la solidité des services » et « l’évolution de l’environnement économique européen », estiment des analystes.

A. A.

 

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