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Troisième Forum méditerranéen de l’IA : De la coopération régionale au lancement de projets concrets

C’est   jeudi   prochain  que  s’ouvre   la  troisième  édition   du  Forum  méditerranéen  de l’intelligence artificielle (FMIA), devant réunir, à Marseille, quelque 700 participants, parmi lesquels  des  chercheurs,  entrepreneurs,  investisseurs,  représentants  des  institutions publiques et acteurs de la société civile, venus des deux rives de la Méditerranée.

Au-delà des débats sur les perspectives de l’intelligence artificielle (IA), cette édition entend surtout accélérer les coopérations et transformer les échanges en projets concrets, avec une attention particulière accordée à cinq pays partenaires, qui sont l’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc et la Tunisie.

Après une première édition organisée en novembre 2024, puis une deuxième, accueillie à Tunis l’année dernière, le Forum revient cette semaine avec l’ambition de faire émerger une « troisième  voie  méditerranéenne  de  l’IA », comme  viennent de le souligner ses organisateurs.

Ce  nouveau  rendez-vous, se  voulant  surtout  « inclusif  et  adapté aux besoins des territoires », s’inscrit en tout cas dans une dynamique de coopération euro-méditerranéenne associant acteurs publics, entreprises, monde académique et société civile, ainsi que de nombreux autres acteurs et institutions intervenant dans la région.

L’un  des  principaux  volets  de  cette  troisième édition concerne les écosystèmes entrepreneuriaux des cinq pays partenaires, dont 10 startups, soit deux par pays, ont été sélectionnées dans le cadre de l’initiative SILA pour bénéficier, à partir de ce mois de novembre, d’un accompagnement de six mois.

Dans ce cadre, chaque entreprise disposera de services spécialisés représentant une valeur comprise entre 10.000 et 30.000 euros, afin de « soutenir son développement et de faciliter son accès à des partenaires et à des financements », selon les organisateurs.

En outre, le volet consacré au financement sera renforcé, avec la mise en place d’une communauté d’investisseurs baptisée Med IA qui doit être lancée sur la plateforme EuroQuity, avec l’objectif de rapprocher les startups des investisseurs et de faciliter les mises en relation, alors qu’une exposition économique et des rendez-vous d’affaires sont prévus aussi et devront permettre aux entreprises de « présenter leurs solutions et de nouer de nouveaux contacts ».

L’Algérie et quatre autres pays à l’honneur

Pour ce qui est de leur déroulement, les travaux du Forum porteront sur quatre secteurs jugés prioritaires, à savoir l’agriculture, l’industrie, l’économie maritime et la santé, qui seront abordés à travers « des problématiques transversales telles que la souveraineté et la régulation des données, le développement des compétences, la transition écologique et les enjeux éthiques ».

L’objectif recherché à travers cette conception, expliquent les organisateurs, est de « privilégier les applications susceptibles de répondre aux contraintes propres aux territoires méditerranéens », notamment en matière de gestion des ressources, de transformation des systèmes productifs et d’accès aux services.

En outre, un parcours de cocréation réunira 75 experts et 16 porteurs de projets, sélectionnés parmi les 126 propositions reçues dans la région, comme il y aura aussi quatre ateliers thématiques et un Forum citoyen associant des membres de la diaspora méditerranéenne qui viendront compléter le programme, en ouvrant des échanges qui devront contribuer à la formulation de « recommandations sur la confiance dans l’IA et ses conséquences sur le monde du travail ».

Par ailleurs, tel qu’il ressort du programme des activités prévues pour la manifestation, la recherche sera à l’honneur, avec notamment des réflexions qui seront alimentées par un rapport stratégique sur l’intelligence artificielle en Méditerranée, destiné, lui aussi, à nourrir les recommandations adressées aux décideurs.

Au terme de cette troisième édition, les organisateurs entendent aussi prolonger les travaux au-delà du rendez-vous de cette semaine, à travers des « recommandations citoyennes, un rapport régional et un assistant conversationnel consacré à l’IA en Méditerranée ».

Dans cette optique, le défi pour les initiateurs de cette manifestation régionale est désormais de faire passer les coopérations annoncées au stade de réalisations durables, en donnant aux entreprises et aux chercheurs des deux rives méditerranéennes les moyens de concrétiser leurs projets.

Ahmed A.

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