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Accusé de chantage et atteinte à la vie privée : Un réparateur de téléphones condamné à 18 mois de prison ferme

● Le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda a condamné, en fin de semaine, « J. Mohamed », propriétaire d’un magasin de réparation de téléphones portables aux Eucalyptus, à l’est de la capitale, à 18 mois de prison ferme. Il était poursuivi pour séquestration, atteinte à la vie privée, prise de photographies sans consentement et chantage.

Il aurait menacé une jeune femme de publier des photos compromettantes et de les transmettre à son père, provoquant de graves tensions au sein de sa famille, contrainte de déménager. Le verdict a été prononcé après que le ministère public eut requis 12 ans de réclusion pour séquestration sans autorisation des autorités et les autres faits reprochés à l’accusé.

Une relation amoureuse qui dégénère en chantage

Les débats ont révélé que l’accusé avait rencontré « M. Souad », une jeune femme d’une vingtaine d’années, sur Instagram. Quelques jours plus tard, celle-ci s’était rendue de Khraïssia aux Eucalyptus pour lui confier son téléphone en réparation. Selon l’accusation, il en aurait extrait des photos compromettantes, prises à l’époque où elle était fiancée à un autre homme, avant de les transférer sur son propre appareil.

Après plusieurs mois de relation, le couple s’est séparé et l’accusé aurait commencé à menacer la jeune femme de diffuser les photos sur les réseaux sociaux. Il les aurait également envoyées à son père et à d’autres membres de sa famille. Il se serait rendu à plusieurs reprises au domicile familial pour provoquer des incidents devant les voisins, puis aurait poursuivi ses agissements après le déménagement de la famille.

L’accusé se serait ensuite présenté au commerce du fiancé de la victime pour lui montrer les clichés. Il aurait également réclamé du père de la jeune femme 50 millions de centimes en échange du retrait de la plainte déposée contre lui.

Selon les éléments présentés à l’audience, l’interpellation a eu lieu le 13 novembre 2025, place Audin, dans le centre de la capitale, grâce à un dispositif organisé par la jeune femme en coordination avec la police.

A l’audience, l’accusé a reconnu avoir entretenu une relation avec la jeune femme et réparé son téléphone. Il a toutefois nié l’avoir fait chanter, l’avoir menacée de diffuser ses photos ou avoir montré celles-ci au fiancé. Il a également affirmé ne pas connaître ce dernier et contesté toute utilisation malveillante des clichés.

R. B.

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