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Nouvelle escalade militaire sioniste contre l’Iran

L’Iran a été la cible de nouvelles frappes d’agression sionistes, dans la nuit de vendredi à hier, ont rapporté plusieurs sources officielles et des médias, faisant état de deux soldats iraniens tués lors de cette attaque nocturne.

Ces frappes ont visé des bases militaires et des sites sensibles à travers plusieurs régions iraniennes, dont la capitale Téhéran, causant des dégâts mineurs, ont affirmé les autorités iraniennes qui ont rappelé leur droit à riposter à cette escalade de violences sionistes contre Téhéran et les pays de la région.

«Le système intégré de défense aérienne du pays a intercepté et contré cette attaque, mais certaines zones ont subi des dégâts limités», a rapporté l’agence officielle Tansim, citant le quartier général de la défense aérienne iranienne, démentant les informations mensongères de l’entité sioniste qui avait affirmé avoir pris pour cible au moins 20 sites.

«Les rapports selon lesquels 100 avions militaires sionistes auraient joué un rôle dans la frappe sont également des mensonges complets, car Israël cherche à exagérer sa faible attaque», ont démenti, pour leur part, les Gardiens de la révolution, a rapporté encore Tansim.

Réagissant à cette nouvelle agression, l’Iran a rappelé qu’il est en droit de se défendre et de riposter, comme il l’a déjà fait, au début du mois en cours en réponse à l’assassinat, fin juillet dernier, près de Téhéran, du chef du Hamas palestinien Ismaïl Haniyeh, du chef du Hezbollah libanais, Hassan Nassrallah le 27 septembre, et de la poursuite de sa guerre génocidaire contre le peuple palestinien.

«La République islamique d’Iran se considère en droit et obligée de se défendre contre les actes d’agression étrangers, sur la base de son droit inhérent à la légitime défense, qui est également reflété dans l’article 51 de la Charte des Nations unies», a déclaré, hier matin, le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué, considérant que «l’action agressive du régime sioniste contre plusieurs centres militaires en Iran comme une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies, en particulier du principe d’interdiction de la menace ou de l’usage de la force contre l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale des pays».

«Sans aucun doute, la poursuite de l’occupation, des actions illégales et des crimes du régime sioniste dans la région, en particulier le génocide du peuple palestinien et l’agression contre le Liban – qui se poursuit à l’ombre du soutien militaire et politique des Etats-Unis et de certains autres pays occidentaux – est la principale cause de tension et d’insécurité dans la région», a souligné le ministère iranien des Affaires étrangères.

 

Risques d’une escalade régionale

Tout en dénonçant cette escalade des violences sionistes contre l’Iran, l’Arabie saoudite a affirmé l’espace aérien saoudien n’a pas été utilisé lors de ces frappes aériennes sionistes contre l’Iran, avec lequel Riyad tente de maintenir des relations de voisinage plus ou moins apaisées, après des années de rupture des relations diplomatiques.

Idem pour la Jordanie qui a affirmé, de son côté, qu’«aucun avion militaire n’a été autorisé» à traverser l’espace aérien jordanien, a déclaré une source des forces armées citée par les médias d’État jordaniens.

Par ailleurs, le quotidien américain le New York Times a rapporté que l’entité sioniste s’était attaquée à des cibles militaires en Irak pour «empêcher les interceptions par les alliés iraniens», les avions sionistes ont d’abord attaqué les batteries de défense aérienne et les radars en Syrie et en Irak.

Pour rappel, l’armée iranienne a lancé début octobre une salve de 200 missiles en direction du territoire sioniste. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, avait affirmé que son pays ne cherchait pas la guerre, mais qu’il était en son droit de répondre aux agressions sionistes contre l’Iran, plusieurs fois pris pour cible par des opérations de sabotage et d’attaques cybernétiques par les services de renseignements sionistes (Mossad). Mais c’est l’assassinat du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, en plein cœur de Téhéran, qui a fait monter la tension et poussé Téhéran à riposter à ce qui est considéré comme une volonté manifeste de l’entité sioniste d’élargir le conflit à l’ensemble de la région du Moyen-Orient, assurée du soutien inconditionnel de ses alliés occidentaux et du silence coupable de certaines puissances et pays de la région.

Téhéran avait déjà averti contre le risque d’une régionalisation du conflit et des violences de l’entité sioniste qui ont exacerbé les tensions géopolitiques au Moyen-Orient depuis un an. Le résultat est là aujourd’hui, avec une extension de la guerre génocidaire contre Ghaza au Liban, provoquant une autre crise humanitaire dans ce pays qui vit une instabilité politique chronique. Ceci sans oublier les frappes d’agression menée contre la Syrie voisine et le Yémen.

A noter que les frappes sionistes contre l’Iran interviennent dans un contexte de poursuite de la guerre d’agression contre le Liban, où près de deux millions de personnes ont été poussées à l’exode, outre la destruction de nombreux villages dans le sud du pays.

Des villes libanaises, dont la capitale Beyrouth, ne sont pas non plus épargnée par l’aviation sioniste et son artillerie, causant la mort de près de 3.000 personnes, dont plus de la moitié en l’espace d’un mois seulement.

Hier, la résistance libanaise a envoyé des dizaines de roquettes et de missiles vers le territoire sioniste, menant aussi des opérations terrestres contre les troupes sionistes qui mènent des incursions quotidiennes dans les régions du sud du Liban, a rapporté la presse libanaise.  Le Hezbollah libanais, qui a dénoncé les frappes sionistes contre l’Iran, a réaffirmé qu’il ne compte pas déposer les armes, malgré les pertes qu’il a subies au niveau de sa direction, après l’assassinat de son leader Hassan Nasrallah dans la banlieue sud de Beyrouth, en compagnie de quelques hauts dirigeants du parti chiite.

Sophia Raïs

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