Pour l’envoyé spécial de l’Iran auprès de l’ONU, Saeed Iravani, l’agression sioniste contre son pays est une « déclaration de guerre ». L’ambassadeur iranien à l’ONU a déclaré qu’« Israël, le régime le plus anarchique et le plus violent du monde, a commis ces attaques barbares avec le soutien total du gouvernement des Etats-Unis en matière de renseignements, d’opérations et de politique ».
L’entité sioniste a poursuivi, hier et pour le deuxième jour consécutif, ses attaques d’agression contre l’Iran, en violation du droit international et avec la complicité des Etats-Unis et du soutien d’autres puissances occidentales au nom du prétendu droit à se défendre.
Hier, les frappes sionistes ont visé la capitale Téhéran en début de soirée, ainsi que la ville de Bouchehr, où des installations énergétiques iraniennes ont été touchées, selon la presse iranienne et des vidéos relayées par les chaînes d’information en continu. Ces nouvelles frappes interviennent au lendemain d’une séries d’autres frappes qui ont pris pour cibles plusieurs villes iraniennes, où des installations nucléaires ont été touchées, ainsi que des bases militaires et d’autres quartiers résidentiels, faisant au moins trois morts parmi les hauts gradés de l’armée iranienne et des dizaines de morts parmi les civils.
Le chef d’état-major adjoint des forces armées iraniennes pour les opérations, le général de brigade Mahdi Rabbani, et le chef d’état-major adjoint des forces armées iraniennes pour le renseignement, le général de brigade Gholamreza Mehrabi, ont péri dans ces attaques, a rapporté l’agence de presse gouvernementale Tasnim, précisant que le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général de division Mohammad Hossein Baqeri, le commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique, le général de division Hossein Salami, le commandant du quartier général central de Khatam al-Anbia en Iran, le général de division Gholam Ali Rashid, le commandant de la force aérospatiale du CGRI, le général de division Amir Ali Hajizadeh, et au moins six scientifiques nucléaires iraniens ont été tués dans les frappes.
La riposte iranienne a été rapide et efficace contre l’entité sioniste qui a perdu deux avions de chasse de type F-35, ainsi que plusieurs drones qui ont été interceptés par la défense anti-aérienne de Téhéran. Le quartier général abritant l’état-major de l’entité sioniste à Tel-Aviv a été touché par les frappes iraniennes qui ont causé d’importants dégâts que l’occupation sioniste de la Palestine tente vainement de minimiser, en réduisant le nombre de morts et de blessés pour faire croire en l’efficacité de son système de défense, largement appuyé par ses alliés américains.
« Les drones suicides ‘‘Arash’’ de l’armée iranienne ont fait exploser des cibles israéliennes dans les territoires occupés. L’attaque de drone a été menée samedi matin », a rapporté l’agence Tasnim, rappelant que l’Iran a lancé vendredi soir une série de missiles balistiques sur des cibles israéliennes dans le cadre de l’opération « rue Promise III ».
Les bases aériennes de Nevatim et d’Ovda, où se trouvent le centre de commandement et de contrôle du régime israélien et le centre de guerre électronique, ont été ciblées par l’attaque iranienne, a rapporté la même source, citant le général de brigade Ahmadi Vahidi, conseiller principal du commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique.
UNE DÉCLARATIONDE GUERRE CONTRE TÉHÉRAN
Vendredi, le président iranien avait promis une « riposte ferme » à cette nouvelle agression de l’entité sioniste, dont l’objectif est surtout de maintenir un climat d’instabilité au Proche-Orient, pour justifier à la fois ses agressions continues contre les pays de la région et de détourner les regards des crimes qu’elle commet quotidiennement à Ghaza et en Cisjordanie occupée. «Nous avons été témoins d’une attaque sauvage et criminelle du régime sioniste contre Téhéran et d’autres villes du pays pendant la nuit, qui a coûté la vie à des civils innocents, dont des femmes et des enfants, ainsi qu’à des commandants militaires et à des scientifiques nucléaires», a déclaré le président iranien dans un discours transmis vendredi soir à la télévision d’Etat, estimant que «cet acte barbare, qui constitue une violation totale de tous les engagements internationaux, révèle la nature criminelle du régime sioniste dont l’existence est fondée sur l’occupation, l’agression et le meurtre d’enfants».
«Le peuple et les responsables iraniens ne resteront pas silencieux face à ce crime, et la réponse puissante et légitime de la République islamique d’Iran fera regretter à l’ennemi son acte insensé», a-t-il ajouté, notant que «tout comme la République islamique a toujours déployé tous les efforts possibles pour maintenir la paix dans la région et dans le monde, et a prouvé sa volonté de dialogue visant à assurer le monde de ses efforts de recherche de la paix, elle agira résolument pour répondre à l’agression et défendre l’intégrité territoriale de la nation».
Lors de son intervention à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, l’envoyé spécial de l’Iran auprès de l’ONU, Saeed Iravani, a qualifié cette agression sioniste contre son pays de « déclaration de guerre ». L’ambassadeur iranien à l’ONU a déclaré qu’« Israël, le régime le plus anarchique et le plus violent du monde, a commis ces attaques barbares avec le soutien total du gouvernement des Etats-Unis en matière de renseignements, d’opérations et de politique », rappelant le fait qu’«il ne s’agissait pas de légitime défense.
Il s’agissait d’un acte d’agression prémédité et injustifiable ». Pour l’ambassadeur iranien, ce n’est pas seulement son pays qui est visé par cette attaque qui a fait plus de 60 morts et plus de 360 blessés, mais «il s’agissait d’une attaque contre l’ordre juridique international, une attaque contre les Nations unies, une attaque contre toute nation qui croit en la primauté du droit sur la primauté de la force ».
Sophia Rais
Les négociations Iran-Etats-Unis sur le nucléaire, prévues aujourd’hui à Oman, reportées
Le Sultanat d’Oman a annoncé hier après-midi que les pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis n’auront pas lieu aujourd’hui, ont rapporté les médias, ce qui paraît évident au vu de la situation qui prévaut dans la région depuis le début des attaques sionistes contre Téhéran.
Les autorités iraniennes, elles-mêmes, avaient déjà annoncé que ces négociations n’avaient plus aucun sens, notamment en raison du soutien américain à ces frappes.
Le soutien américain à Israël pendant les pourparlers montre la « malhonnêteté » des Etats-Unis, dont le président Donald Trump avait affirmé être au courant de ces frappes, a déclaré en effet le président iranien Masoud Pezeshkian, cité par la presse iranienne.
Quelques heures auparavant, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, avait affirmé qu’il est « insensé » de poursuivre les négociations indirectes sur le nucléaire entre l’Iran et les Etats-Unis dans ce contexte d’agression sioniste contre son pays. « La poursuite des négociations indirectes sur le nucléaire entre l’Iran et les Etats-Unis serait injustifiable alors que la sauvagerie du régime sioniste se poursuit », a déclaré M. Araqchi, lors d’une conversation téléphonique avec la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas.
Pour rappel, l’Iran et les Etats-Unis ont tenu cinq séries de négociations depuis le 12 avril dernier, sous la médiation d’Oman, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire iranien et à la levée des sanctions contre Téhéran qui reste intransigeant face au chantage des grandes puissances qui cherchent à priver Téhéran d’un outil de défense pendant qu’ils restent silencieux face aux armes nucléaires détenues par l’entité sioniste qui refuse d’ailleurs de communiquer sur le sujet et toute coopération avec l’Agence internationale de l’énergie nucléaire.
Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a déclaré à son homologue iranien Masoud Pezekhian que les responsables de l’entité sioniste tentent de saboter les négociations nucléaires, d’entraîner la région dans le feu, et de détourner l’attention mondiale sur le « génocide » à Ghaza, ont rapporté plusieurs médias.
Dans un autre appel au prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, le président turc a affirmé que l’attaque contre l’Iran démontre que sous le gouvernement de Netanyahou, l’entité sioniste représente la plus grande menace pour la stabilité régionale, selon un communiqué du bureau d’Erdogan.
S. R.







