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Minerais rares : Les Etats-Unis intensifient leurs négociations avec l’Afrique du Sud sur les minerais rares

Les  Etats-Unis  poursuivent  leurs  négociations  avec  l’Afrique du Sud autour des minerais rares, en dépit des relations tendues entre les deux pays depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, a  rapporté  ce  week-end  le  quotidien  économique  Financial Times, citant des sources proches des négociations.

Selon ce média, les deux pays ont tenu, la semaine dernière à Johannesburg, une réunion de haut niveau, qui pourront déboucher sur des accords, dans un contexte de tensions internationales autour des minéraux critiques, indispensables à la transition énergétique mondiale.

Face à la prédominance du géant asiatique la Chine qui détient un quasi-monopole sur la chaîne des approvisionnements, aussi bien en termes de réserves que de maitrise du processus de transformation et de raffinage, les Etats-Unis tentent de rattraper ce retard, en explorant le marché africain, qui dispose d’un grand potentiel et suscite la convoitise des grandes puissances.

Les restrictions imposées par la Chine à l’exportation de ses minerais a provoqué également un vent de panique chez les Américains qui se sont approchés de l’Afrique du Sud mais aussi de la République démocratique du Congo, pour négocier des accords avantageux avec ces pays.

Pour ce faire, les Etats-Unis ont opté pour une autre stratégie consistant à proposer à la RDC, à titre d’exemple, de procéder sur place à la transformation de ces minerais pour une plus-value. La démarche américaine s’est accompagnée par la mise en place d’une réserve stratégique, connue sous le nom de « projet Vault ».

Pour rappel, la Chine détient 59 % de l’extraction des terres rares, 91 % du raffinage et 94 % de la fabrication d’aimants, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Pour 19 des 20 minéraux stratégiques importants, la Chine est le principal raffineur, avec une part de marché moyenne de 70 % », affirme l’AIE dans ses « Perspectives mondiales des minéraux critiques 2025 », expliquant que « pour les terres rares utilisées dans les aimants pour diverses industries – notamment le néodyme, le praséodyme, le dysprosium et le terbium – la Chine représentait environ 60 % de la production minière mondiale en 2024, suivie par le Myanmar, l’Australie et les États-Unis ».

Le président américain, Donald Trump, a mis par ailleurs la pression sur la Chine en imposant d’importantes taxes sur les exportations chinoises, dans le cadre de sa guerre tarifaire, afin de contraindre Pékin à lâcher du lest concernant certains minerais, nécessaire à l’industrie de la défense américaine. Mais les États-Unis ne sont pas seuls dans cette course. Il y a également les pays européens qui cherchent à casser la domination chinoise en la matière, en encourageant l’industrie du recyclage entre autres et qui est à ses balbutiements.

Lyès M.

 

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