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Khenchela rend hommage au plasticien Lazhar Hakkar et à son parcours artistique

La maison de la Culture « Ali  Souaïhi » de  Khenchela a  abrité, hier lundi, dans le cadre des activités du Salon national des arts plastiques « Couleurs du spectre », une séance consacrée au parcours du défunt plasticien Lazhar Hakkar (1945-2013), à sa créativité et à ses contributions au mouvement pictural algérien.

La  séance, qui  a  connu  une  forte  présence  d’artistes, de  critiques et d’étudiants des écoles régionales des beaux-arts de Tizi Ouzou et de Sétif, a mis en lumière la grande valeur artistique des œuvres du défunt, considéré comme l’une des grandes figures des arts plastiques.

Samir Osmane, artiste plasticien d’Alger, a évoqué « les aspects techniques et artistiques » des œuvres du défunt, estimant qu’il « était un artiste d’exception qui a réussi à marier authenticité et modernité, donnant à ses toiles une identité visuelle singulière qui traduit l’authenticité algérienne et un esprit renouvelé ».

De son côté, Bousaïd Meziane, sous-directeur à l’Ecole régionale des beaux-arts d’Azazga (Tizi Ouzou), a abordé « la dimension humaine et pédagogique dans le parcours du défunt », soulignant son rôle dans l’encadrement et l’orientation des jeunes talents et affirmant qu’il représente « une école à part entière par ses valeurs morales et par son souci de transmission du savoir ».

Le plasticien Djamel Bouteba, de Khenchela, a mis l’accent sur « la nécessité de préserver la mémoire artistique du défunt », proposant de lancer des conférences d’études critiques de ses œuvres et de publier un livre sur son parcours artistique pour en faire une référence aux futures générations d’artistes.

La séance, qui s’est déroulée en présence de membres de la famille du défunt, a également donné lieu à un riche débat. Lazhar Hakkar, plasticien algérien né le 13 décembre 1945 dans la ville de Khenchela, a rejoint en 1963 l’Ecole nationale des beaux-arts d’Alger, où il a suivi un parcours académique, avant d’entamer, en 1972, l’exposition de ses œuvres en Algérie et à l’étranger.

Dans sa plus célèbre toile, « Reggane, afin que nul ne l’oublie », Hakkar évoque les expériences nucléaires françaises de 1960 dans la région de Reggane, dénonçant un ignoble crime contre l’humanité et l’environnement perpétré par le colonialisme français. Le Salon national des arts plastiques « Couleurs du spectre » a été ouvert samedi à la maison de la Culture « Ali Souaïhi » et sera clôturé aujourd’hui.

APS

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