Skip to content
Menu

Impact de la guerre au Moyen-Orient sur le secteur énergétique : Quatre organisations internationales tirent la sonnette d’alarme

Les dirigeants de quatre  organisations internationales  ont tiré ce week-end la sonnette d’alarme sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur le secteur énergétique, affirmant que ses   répercussions  touchent  de  manière  «  disproportionnée  »  les  pays  les  plus vulnérables.

« La guerre au  Moyen-Orient  engendre  des  répercussions  considérables  et  fortement  asymétriques sur l’approvisionnement énergétique, la sécurité alimentaire et l’activité économique dans de nombreux pays et régions », lit-on dans la déclaration conjointe des dirigeants de l’Agence internationale de l’énergie, du Fonds monétaire international, du Groupe de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce, à l’issue d’une réunion de haut niveau à Washington le 28 mai dernier.

« Si l’économie  mondiale  continue  de  faire  preuve  de  résilience, les effets du conflit  touchent de manière disproportionnée les pays  les  plus  vulnérables, notamment par la hausse des prix des carburants et des engrais, l’incertitude accrue et les risques pesant sur l’emploi et les moyens de subsistance », ont-ils expliqué, soulignant que «la hausse des prix des engrais est particulièrement préoccupante, car de nombreux pays entament la saison des semis ».

« Parallèlement, les stocks mondiaux de pétrole diminuent à un rythme record en raison de la forte réduction des approvisionnements via le détroit d’Ormuz » qui a été fermé depuis le début de la guerre d’agression américano-sioniste contre l’Iran, le 28 février 2026.

« Si le trafic maritime ne reprend pas son cours normal, la poursuite de cette diminution rapide des stocks mondiaux de pétrole avant le pic de la demande estivale dans l’hémisphère Nord engendrerait des risques croissants pour la sécurité d’approvisionnement en carburant, les conditions du marché et la résilience économique en général », ont averti les dirigeants de ces quatre institutions internationale.

« Nous nous sommes réunis pour faire le point sur les répercussions, discuter de la situation dans les pays et régions les plus touchés et coordonner notre soutien aux personnes dans le besoin. Nous avons également examiné les possibilités de renforcer davantage le soutien collectif par le biais d’actions multilatérales et bilatérales », ont-ils ajouté, rappelant avoir souligné l’« importance de suivre de près les chaînes d’approvisionnement en engrais, l’évolution de la situation énergétique et économique, ainsi que les mesures politiques prises ». 

À cet égard, « nous suivons et analysons les mesures mises en œuvre par les gouvernements pour atténuer l’impact économique du conflit, afin de promouvoir la transparence, de partager les enseignements tirés et d’identifier les risques émergents », ont encore affirmé ces responsables, alors que l’incertitude persiste sur l’issue de cette guerre qui replongé aussi bien le monde que l’économie internationale dans un nouveau cycle de turbulences dont beaucoup de pays ne s’en sortiront pas indemnes.

« Nous resterons en contact étroit avec vous à mesure que la situation évolue et nous continuerons de coordonner nos efforts pour soutenir les pays les plus touchés et la stabilité économique mondiale », ont conclu les dirigeants de ces quatre institutions.

Dans un contexte d’absence de signe d’un véritable accord entre Washington et Téhéran, malgré les messages relativement rassurant de Donald Trump quant à l’aboutissement à une solution négociée à ce conflit, le climat d’incertitude continuera de planer sur l’économie mondiale, particulièrement sur les pays émergents et à faible revenus, déjà confrontés à la spirale du surendettement et d’une inflation qu’ils ont du mal à surmonter après la crise sanitaire de Covid-19.

Lyès M.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Archive