● La transmission du savoir-faire, le renouvellement des formes d’expression cinématographique et la formation des jeunes talents ont marqué les activités de la 5e édition des journées « Ciné-Cirta », organisées à la maison de la Culture Malek Haddad de Constantine, sous le thème « Le cinéma amateur : l’autre mémoire du cinéma algérien ». La confrontation entre les expériences de l’ancienne génération et les aspirations des jeunes cinéastes a notamment été au centre d’un débat organisé hier après-midi.
Les échanges ont permis de mettre en évidence les mutations que connaît le cinéma amateur, notamment à la faveur de l’évolution des moyens techniques et de l’accessibilité des nouvelles technologies, désormais largement maîtrisées par les jeunes réalisateurs et comédiens.
Toutefois, les participants ont souligné que la maîtrise des outils numériques ne suffit pas, à elle seule, à garantir la qualité d’une œuvre cinématographique. Pour les jeunes intervenants, la véritable richesse de l’ancienne génération réside particulièrement dans la fécondité de son imagination, l’originalité de ses idées et sa capacité à développer des propositions artistiques porteuses de sens.
Dans ce contexte, le jeune comédien de théâtre pour enfants Ahcène Aouitar a estimé que la force d’un projet cinématographique repose avant tout sur l’originalité du regard, la profondeur du propos et la capacité à transformer une idée en une création artistique, au-delà des performances techniques.
De son côté, le scénariste et homme de culture Mohamed Zetiti, venu d’Annaba, a mis en avant l’importance du dialogue entre les générations, considérant que l’expérience et le savoir-faire des anciens peuvent s’enrichir des nouvelles possibilités techniques maîtrisées par les jeunes, dans une dynamique de promotion du cinéma amateur.
Cette volonté de transmission s’est également traduite par le lancement, dimanche, d’un cycle d’ateliers de formation au profit d’une cinquantaine de jeunes amateurs du 7e art, à l’initiative de l’association culturelle Numidi-Arts, présidée par Lounis Yaou.
Encadrés par des professionnels venus notamment d’Alger, d’Oran et de Constantine, les participants ont été répartis sur quatre ateliers consacrés à l’art de l’interprétation, au langage cinématographique, aux différentes étapes de réalisation d’un film ainsi qu’aux techniques et méthodes du cinéma d’animation.
Selon Lounis Yaou, cette formation théorique et pratique vise à développer les aptitudes artistiques des jeunes participants et à consolider leurs connaissances des techniques cinématographiques. Elle sera accompagnée de tables rondes consacrées à l’histoire du mouvement du cinéma amateur.
R. C.







