Le public sétifien a été nombreux à assister à la projection, lundi soir à El Eulma, du long métrage algérien « Hadda », du réalisateur Ahmed Riad, dans le cadre des « Journées algérienne du cinéma contemporain ».
Projeté dans une salle à craquer au théâtre régional d’El Eulma, ce film qui retrace la vie et le parcours d’une infirmière dans le maquis durant la guerre de Libération nationale a suscité un véritable engouement de la part du public qui a exprimé son émotion devant les scènes poignantes et le message humanitaire et patriotique véhiculé.
Des spectateurs ont également salué l’importance de telles œuvres cinématographiques dans la préservation de la mémoire nationale et sa transmission aux jeunes générations, rapporté l’APS
Ahmed, étudiant universitaire, a déclaré à l’APS que cette œuvre cinématographique révolutionnaire « contribue à mieux faire connaître aux générations actuelles les sacrifices considérables consentis par leurs aïeux au nom de la liberté et de l’indépendance ».
Inspiré d’une histoire vraie de la combattante infirmière Amina Cherad Bennaceur, qui s’est engagée à la fleur de l’âge dans le combat libérateur, ce long métrage raconte le sacrifice des femmes algériennes et leur engagement. Cette œuvre retrace le parcours de cette infirmière au cœur des montagne, dans une cabane qu’elle a transformée en refuge où elle soigne, forme et protège.
Dans cet univers forestier à huis clos, l’actrice algérienne Lydia Larini, qui campe le personnage de Hadda, a bien assuré son rôle d’infirmière qui, en plus des soins qu’elle prodiguait aux combattants de la glorieuse Armée de libération nationale (ALN), elle enseignait les premiers secours aux jeunes filles, assurant également la liaison entre les villages et les fronts de combat.
Amina Cherrad avait publié en 2018 un livre-témoignage de cette période, intitulé « Six années au maquis », dans lequel elle relate son engagement en rendant aussi hommage à d’autres héroïnes, tombées au champ d’honneur, dont Malika Gaid, Meriem Bouatoura et Houria Maiza. L’intérêt suscité par ce long-métrage témoigne également de l’importance de préserver la mémoire de cet engagement féminin.
Pas moins de dix (10) courts-métrages en compétition seront projetés mardi dans le cadre de cet événement organisé à l’occasion de la commémoration du 72e anniversaire de la glorieuse Révolution de libération. Il s’agit, notamment de « Déboussolé » du réalisateur Youcef Mansour (Algérie), « Le Sourire » de Walid Tahar (Pays-Bas), « El Dafina » de Raed Aoudah (Jordanie), « Sakra » de Mohammed Abdel-Amir (Irak) et « Jusqu’à mes dernières pulsations » de Rasha Hachem (Yémen).
Les journées algériennes du cinéma contemporain, organisées sous le slogan « Quand l’image parle » se poursuivront mercredi avec la projection de plusieurs autres films. Pour rappel, pas moins de 30 films produits dans plusieurs pays dont l’Algérie, la République arabe sahraouie démocratique, la Palestine, le Yémen et le Sultanat d’Oman sont en compétition pour les trois prix mis en jeu (or, argent et bronze).
Sarah Chabi







