
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé hier à l’inauguration du Centre national algérien des services numériques (CNASN), sis dans la commune de Mohammadia, à Alger, à l’occasion de la célébration du 64e anniversaire de la Fête de l’Indépendance et du recouvrement de la souveraineté nationale.
La mise en service de cette infrastructure, qui a eu lieu en présence de plusieurs hauts responsables civils et militaires de l’Etat, notamment le ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général d’armée Saïd Chanegriha, ainsi que de la ministre, Haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, revêt un caractère stratégique.
L’Algérie vient en effet de franchir une étape majeure dans sa politique de transformation numérique, en se dotant de son premier Centre national de services numériques souverain, appelé à renforcer la maîtrise des données publiques et à soutenir la modernisation de l’administration.
Se présentant comme une infrastructure de souveraineté, le CNASN traduit la volonté d’accélérer la transition numérique du pays tout en garantissant l’hébergement des données stratégiques sur le territoire national, tel que cela a été inscrit au chapitre des priorités que s’est tracé le président de la République.
Selon les tâches qu’elle est appelée à accomplir, cette infrastructure constitue désormais le principal socle technique destiné à assurer la continuité des services numériques de l’Etat, à renforcer l’interopérabilité entre les administrations et à améliorer l’efficacité du service public au profit des citoyens et des opérateurs économiques.
Le Centre national des services numériques opérationnel
Conçu selon les standards internationaux les plus modernes en matière de sécurité, d’exploitation et de résilience des infrastructures numériques face à tous types d’aléas, ce nouveau Centre repose sur deux data centers implantés à Alger et à Blida, selon les précisions du Haut-commissariat à la numérisation.
Fonctionnant en mode redondant, les deux data centers garantissent une disponibilité des services parfaite, avec un taux de 99,98%, une synchronisation instantanée des données et une continuité d’activité même en cas d’incident majeur. Outre ces missions, ce centre aura également à assurer la gestion centralisée des incidents techniques et des anomalies pouvant affecter potentiellement les plateformes numériques de l’administration publique.
Cette réalisation s’inscrit aussi dans une stratégie plus large engagée ces dernières années pour faire de la numérisation un levier de modernisation de l’économie nationale et de la gouvernance du service public.
A travers cette démarche, l’Algérie a multiplié les projets structurants dans ce domaine, avec la généralisation progressive des services administratifs en ligne, le développement des plateformes numériques sectorielles, la dématérialisation de nombreuses procédures administratives ainsi que le renforcement de l’identité numérique et des systèmes d’information des administrations publiques.
Coup d’envoi de la réalisation de l’Institut de thérapie par cellules souches et géniques
La création d’une infrastructure nationale souveraine répond également à un enjeu stratégique de protection des données publiques et de réduction de la dépendance vis-à-vis des solutions d’hébergement étrangères, dans un contexte où la maîtrise des infrastructures numériques est devenue un élément essentiel de la souveraineté des Etats.
Par ailleurs, le président de la République a procédé aussi à la même occasion à l’inauguration du nouveau siège du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, sis à Deély Ibrahim, à l’ouest de la capitale.
Répondant aux besoins des différents services du département ministériel, le nouvel édifice administratif s’inscrit dans le cadre de la stratégie de modernisation des infrastructures publiques et vise à offrir des espaces de travail conformes aux standards les plus récents.
Dans la commune de Rahmania, le président de la République a procédé à la même occasion à la pose de la première pierre du projet de réalisation de l’Institut algérien de thérapie par cellules souches et géniques.
Cette future infrastructure spécialisée sera dédiée aux thérapies par cellules souches et à la thérapie génique, deux domaines en plein essor de la médecine moderne, et comprendra des espaces consacrés aux soins, à la recherche scientifique et à la formation dans les domaines de la médecine régénérative et des biotechnologies.
A travers cette réalisation, les pouvoirs publics entendent renforcer les capacités nationales dans les technologies médicales de pointe, tout en développant la recherche biomédicale et en améliorant la prise en charge des patients.
Mohamed N.







