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Réchauffement climatique : Les scientifiques parient sur les territoires ruraux

Face aux bouleversements climatiques et à la raréfaction annoncée des ressources, le géographe Guillaume Faburel invite à repenser la manière d’habiter les territoires. Dans son ouvrage « Où habiter ?», le professeur d’études urbaines à l’université Lyon 2 défend une idée de « démétropolisation », fondée sur un meilleur équilibre entre les grandes villes et les espaces ruraux.

Selon Guillaume Faburel, « la concentration des populations et des richesses dans les grandes villes a renforcé leur dépendance à des ressources produites ailleurs. Les métropoles consomment beaucoup d’énergie et de matières premières et sont particulièrement exposées aux conséquences du changement climatique, notamment aux fortes chaleurs.»

Les villes doivent également faire face à des risques liés aux ruptures d’approvisionnement. Leur alimentation et leur énergie dépendent largement de territoires extérieurs. Le géographe estime donc nécessaire de rapprocher les lieux de vie des lieux de production.

Sans présenter les campagnes comme des espaces épargnés par le dérèglement climatique, Guillaume Faburel considère qu’elles disposent « de certaines capacités d’adaptation ». Elles produisent notamment une partie importante de l’alimentation et de l’énergie consommées dans les villes. Il propose ainsi « un rééquilibrage démographique en faveur de certains territoires ruraux ».

Cette transformation ne consisterait pas simplement à déplacer les habitants. Elle impliquerait également de relocaliser certaines activités économiques, notamment dans l’agriculture, l’artisanat, le soin et l’éducation. Pour le géographe, « l’enjeu est donc de rapprocher production et consommation tout en réduisant la dépendance aux ressources lointaines ».

N. O.

 

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