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Le recteur de Djamaâ El-Djazaïr à propos de la Mémoire nationale : « Une relation vivante entre le passé, le présent et l’avenir »

La Mémoire nationale « n’est pas un réservoir de faits que nous mémorisons, mais une relation vivante entre le passé, le présent et l’avenir », a déclaré, hier à Alger, le recteur de Djamaâ El-Djazaïr, cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini, dans la cadre de la célébration du 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse guerre de Libération nationale du 1er Novembre 1954.

Evoquant l’exposition des œuvres du défunt artiste et photographe Mohamed Kouaci, qui a été inaugurée en marge d’une conférence scientifique intitulée « L’image et la mémoire », au niveau du Musée de la civilisation islamique de Djamaâ El-Djazaïr, le recteur de Djamaâ El-Djazaïr a souligné qu’elle « permet de contempler le visage humain de la Révolution de libération ».

A cette occasion, il a rappelé que le défunt, dont le nom est associé à l’immortalisation des hauts faits de la Révolution du 1er Novembre 1954 à travers son appareil photo, était « un modèle d’intellectuel et d’artiste qui avait compris que la bataille de la libération était également une bataille pour la vérité ».

L’exposition de Mohamed Kouaci évoque, en effet, le quotidien des moudjahidine pendant la glorieuse Révolution de libération, les activités des dirigeants de la Révolution, ainsi que les festivités célébrant le recouvrement de l’indépendance et de la souveraineté nationale à travers l’ensemble du territoire national.

De son côté, le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a salué les œuvres du défunt Mohamed Kouaci, qui avait occupé le poste de photographe et de cadre au service de photographie du ministère de l’Information du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), à travers lequel il avait documenté les événements de la Révolution et « fait connaître au-delà des frontières la réalité de ce qui se passait en Algérie ».

« Ces photographies ont permis d’immortaliser les aspects sociaux et humains de la Révolution et de documenter la vie des moudjahidine dans les montagnes, les villages et dans les pays d’émigration », a poursuivi le ministre des Moudjahidine, ajoutant que l’appareil photo du défunt Kouaci «n’était pas un simple outil d’enregistrement des événements, mais un témoignage historique fidèle de la ferme volonté d’un peuple qui avait décidé d’arracher sa liberté au prix de son sang et de sa détermination ».

A noter que plusieurs communications ont été présentées lors de cette conférence, abordant diverses questions liées à la Mémoire nationale, à l’image et aux médias durant la Révolution du 1er Novembre 1954. Au terme de cette rencontre, la famille de l’artiste Mohamed Kouaci a été honorée, ainsi que des enseignants ayant contribué à l’animation de la conférence.

Sabrina Mouloud

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