
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé jeudi que les élections législatives se déroulaient dans de bonnes conditions à travers le territoire national, estimant que ce scrutin constitue « une nouvelle étape dans le renforcement de la crédibilité des institutions ».
Après avoir accompli son devoir électoral au centre de vote de l’école primaire Ahmed Aroua à Bouchaoui (Alger-Ouest), le président Tebboune a assuré que « l’ère des quotas » et des atteintes à la volonté populaire exprimée dans les urnes appartient désormais au passé.
Répondant aux questions des journalistes, le président de la République a souligné que les citoyens avaient pleinement conscience des changements intervenus dans la gestion des élections. « Toutes les Algériennes et tous les Algériens sont convaincus que l’ère des quotas et de l’atteinte à la volonté du peuple exprimée dans les urnes est révolue », a-t-il déclaré, considérant que « le bon déroulement de cette échéance électorale incite à l’optimisme ».
Le président de la République a également relevé qu’au cours de cette consultation populaire, « aucun candidat ni aucun parti ne s’est plaint de fraude ou de détournement des voix ». Selon le Président, l’application rigoureuse de la loi constitue aujourd’hui « une garantie essentielle de la transparence du processus électoral » et « un facteur de dissuasion contre toute tentative d’infraction ».
« Des institutions au-dessus de tout soupçon »
Evoquant les récentes modifications apportées au cadre juridique régissant les élections, le président Tebboune a expliqué que « ces réformes répondent aux dysfonctionnements constatés lors de l’application des textes précédents », assurant que « le système électoral national a fait l’objet d’une amélioration continue afin d’atteindre les objectifs fixés en matière de transparence et de crédibilité ».
A cette occasion, le président de la République a salué le rôle de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), chargée de superviser toutes les étapes du scrutin jusqu’à la proclamation des résultats provisoires. Grâce à cette évolution, a estimé le Président, l’Algérie est parvenue à un niveau « très avancé » de crédibilité de ses institutions constitutionnelles, désormais «au-dessus de tout soupçon ».
Dans le même contexte, le président Tebboune a affirmé que la future Assemblée populaire nationale (APN) sera, elle aussi, « exempte de tout soupçon », rappelant que le Parlement, avec ses deux chambres, constitue « une institution fondamentale accompagnant l’action de l’Etat dans les domaines politique, économique et social ».
Le président Tebboune a mis en avant le rôle croissant du pouvoir législatif dans la vie institutionnelle, rappelant que l’actuelle Assemblée populaire nationale avait, pour la première fois depuis l’indépendance, proposé une initiative législative ayant abouti à l’adoption d’une loi, en référence au texte criminalisant la colonisation, exprimant le souhait que «le prochain Parlement poursuive cette dynamique en présentant de nouvelles propositions de lois répondant aux attentes de la société».
« Une vision prospective pour l’avenir du pays »
Le président de la République est également revenu sur les nouvelles dispositions de la Constitution, qu’il considère comme un élément de stabilité politique. Il a rappelé que « la Loi fondamentale prévoit deux situations distinctes, à savoir la désignation d’un chef du gouvernement issu de la majorité parlementaire lorsque l’opposition remporte les élections, ou la nomination d’un Premier ministre lorsque la majorité présidentielle est victorieuse ».
Abdelmadjid Tebboune a souligné que cette organisation traduit « une vision prospective pour l’avenir du pays » et garantit le respect du choix exprimé par les électeurs.
Le président de la République a également salué « le patriotisme retrouvé de la jeunesse algérienne », affirmant que les jeunes témoignent aujourd’hui d’un attachement grandissant aux valeurs nationales et à la construction de l’avenir du pays. « Il n’y a aucune crainte à avoir pour l’Algérie », a assuré le président de la République.
Yanis Ait Lamara







