Les cours de l’argent et du cuivre ont connu une semaine marquée par une forte volatilité, atteignant par moments de nouveaux sommets, portés notamment par une demande accrue en fin décembre et par les anticipations liées à l’évolution du commerce mondial.
Vendredi, l’once d’argent s’échangeait à 74,02 dollars, contre 79,27 dollars à la clôture de la semaine précédente. Malgré ce repli, le métal précieux demeure à des niveaux historiquement élevés, soutenu par son statut de valeur refuge alternative à l’or.
La demande industrielle pour l’argent devrait également progresser fortement dans les années à venir, notamment dans les secteurs du photovoltaïque, des véhicules électriques et des centres de données liés à l’intelligence artificielle.
Sur l’ensemble de l’année 2025, le cours de l’argent a enregistré une progression spectaculaire de plus de 150%, surpassant largement celle de l’or, dont les prix ont augmenté d’environ 65% sur la même période.
Le cuivre a également évolué dans un contexte de forte tension. La tonne a atteint 12.960 dollars en début de semaine, portée par une demande croissante et les anticipations de nouveaux droits de douane aux États-Unis.
Vendredi, le cuivre se négociait autour de 12.500 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME), contre 12.162,50 dollars à la clôture de la semaine précédente. Métal stratégique pour l’industrie, notamment pour la fabrication de circuits électriques et d’équipements énergétiques, le cuivre continue de bénéficier des perspectives favorables liées à la transition énergétique et au développement des infrastructures.
Le début de l’année 2026 s’annonce également positif pour les métaux précieux. Vendredi matin, l’or gagnait 1,63 % à 4.389,9 dollars l’once, tandis que l’argent progressait de 3,98 % à 74,51 dollars, après plusieurs séances de forte volatilité. Le marché s’attend à ce que l’or et l’argent continuent de progresser, soutenus par la demande industrielle et leur rôle de valeur refuge.

Par ailleurs, la Bulgarie a adopté l’euro jeudi 1er janvier, devenant le 21e pays à rejoindre la zone euro, près de 20 ans après son adhésion à l’Union européenne. Les analystes estiment que cette adoption renforcera l’indépendance de la banque centrale bulgare et contribuera à la stabilité du système financier, tout en notant que les bénéfices économiques de cette transition ne sont pas automatiques.
R. N.







