Notre pays ambitionne de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 14%, un objectif qui pourrait être porté à 31% avec la mobilisation des financements et des appuis internationaux nécessaires.
En effet, cette perspective place le financement climatique et le développement des marchés du carbone au cœur des mécanismes envisagés pour transformer les engagements climatiques du pays en projets concrets, a indiqué, hier à Alger, le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, à l’occasion de la clôture de la rencontre nationale consacrée à ces deux thématiques.
Organisée les 3 et 4 novembre au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif Rahal, sous le haut patronage du Premier ministre, cette rencontre a été organisée par le ministère des Hydrocarbures, en collaboration avec Sonatrach, sous le slogan « Vers une stratégie nationale pour une gouvernance intégrée et durable ». Le Premier ministre avait présidé, mardi, la cérémonie d’ouverture des travaux.
Dans son allocution, le ministre d’Etat a salué la contribution des institutions nationales, des partenaires internationaux, des experts, des représentants des secteurs bancaire et économique ainsi que des opérateurs privés à la réussite de cette rencontre. Il a estimé que les échanges ont constitué « une occasion importante de partager les expériences et les expertises », tout en enrichissant la réflexion sur les mécanismes à même d’accompagner les priorités nationales et les engagements climatiques de l’Algérie.
A cet égard, le ministre d’Etat a insisté sur la nécessité de dépasser le stade de la formulation des engagements pour passer à celui de leur concrétisation. « L’enjeu est de traduire les objectifs climatiques en projets tangibles », a-t-il souligné, précisant que cette démarche nécessite la mobilisation de ressources financières, l’accès aux technologies et à l’expertise, le renforcement des compétences nationales ainsi que l’adaptation des cadres juridiques et institutionnels.
Dans ce contexte, le ministre d’Etat a rappelé que la contribution déterminée au niveau national de l’Algérie prévoit une réduction de 14% des émissions de gaz à effet de serre, un objectif susceptible d’atteindre 31% sous réserve de la disponibilité des appuis internationaux nécessaires.
Cette ambition s’inscrit dans la volonté du pays de poursuivre son engagement en faveur du développement durable et de respecter ses engagements climatiques, tout en tenant compte de ses priorités nationales. Par ailleurs, le financement climatique et les marchés du carbone ont été présentés comme des instruments susceptibles de contribuer à la réalisation de ces objectifs.
Le ministre d’Etat a souligné qu’ils peuvent favoriser la mobilisation de ressources, stimuler l’investissement et renforcer la compétitivité des entreprises économiques, grâce notamment au transfert de savoir-faire et de technologies. Leur développement doit toutefois s’inscrire dans une démarche visant à « préserver les intérêts nationaux et la souveraineté économique ». Les travaux de la rencontre ont également débouché sur plusieurs recommandations et propositions destinées à alimenter la réflexion autour d’une vision nationale intégrée et durable.
Celles-ci portent notamment sur le renforcement de la coordination entre les secteurs et les organismes concernés, le développement des capacités nationales, ainsi que l’exploitation des possibilités de coopération internationale en matière de financement, d’expertise technique et de formation des compétences.
Dans ce sens, le ministre d’Etat a souligné l’importance de poursuivre la concertation et la coordination entre les différentes parties concernées afin d’examiner et d’enrichir ces propositions avant de définir les orientations définitives et de les adopter, conformément aux priorités du développement national et aux intérêts de l’Algérie. Evoquant les perspectives à l’horizon 2035, le ministre d’Etat a indiqué que l’Algérie ambitionne de renforcer les fondements de son développement durable, d’attirer les investissements, d’encourager l’initiative économique et d’accompagner la transition vers une économie plus diversifiée et durable.
Il a conclu que cette transition ne doit pas être considérée comme une simple réponse aux exigences internationales, mais comme « un choix stratégique » permettant de consolider la souveraineté énergétique, de diversifier l’économie nationale et de bâtir une base industrielle plus compétitive au service du développement économique et social du pays et de sa capacité à relever les défis futurs.
Mustapha Kateb







