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Algérie-Russie : La coopération bilatérale élargie à tous les secteurs stratégiques

Alors  qu’elle  a  déjà  atteint  un  niveau  élevé,  la  coopération  économique  algéro-russe s’apprête à connaître une nouvelle dynamique, tel que cela ressort des objectifs  qu’Alger  et  Moscou viennent  de  se  fixer  à  l’issue  de  la  13e  session  de  la  Commission intergouvernementale mixte de coopération économique, commerciale, scientifique et technique qui s’est clôturée vendredi à Moscou.

Les travaux de cette nouvelle session, coprésidés par le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le vice-Premier ministre russe, Dmitry Patrushev, ont ainsi été l’occasion de réaffirmer la volonté commune d’approfondir un partenariat stratégique appelé à s’étendre à de nouveaux secteurs, notamment l’énergie, les mines, les industries de transformation et les technologies de pointe.

Ainsi, intervenant dans le prolongement de la visite d’Etat effectuée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en Russie en 2023, marquée par la signature de la Déclaration de partenariat stratégique, cette session a été l’occasion pour le ministre des Hydrocarbures de décliner les axes prioritaires de ce nouveau partenariat.

A l’ouverture des travaux, Mohamed Arkab a en effet souligné que cette réunion « reflète la solidité des relations unissant l’Algérie et la Russie, ainsi que la profondeur de leur partenariat stratégique », qui, selon lui, « a connu un renforcement considérable », a indiqué le ministère des Hydrocarbures dans un communiqué.

Le ministre a également insisté sur les fondements historiques de cette relation, avant de souligner que les deux pays « disposent aujourd’hui d’une volonté politique commune pour bâtir un partenariat stratégique global et durable ».

Au-delà du volet politique, Mohamed Arkab a mis l’accent sur les secteurs susceptibles de porter cette nouvelle dynamique, en citant « les hydrocarbures, les mines et l’énergie (qui) figurent parmi les domaines de coopération les plus prometteurs » compte tenu des « ressources naturelles importantes de l’Algérie et de l’expertise industrielle et technologique russe ».

A cet égard, le chef de la délégation algérienne a plaidé pour le développement de nouveaux projets communs dans le pétrole et le gaz, les industries de transformation, les énergies renouvelables et les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire, estimant que « ces partenariats contribueront à renforcer la sécurité énergétique » tout en soutenant les objectifs de développement des deux pays.

Les entreprises russes appelées à participer au Bid Round 2026

Le ministre a également présenté les ambitions de l’Algérie dans le secteur minier, en mettant en avant le vaste programme national de valorisation des ressources minérales et les opportunités offertes par les projets d’exploitation et de transformation du minerai de fer, du phosphate, du zinc ainsi que des minerais stratégiques.

Dans ce contexte, Arkab a invité les entreprises russes à « investir davantage en Algérie afin de favoriser les transferts de technologies, le développement des capacités industrielles nationales et la création de partenariats durables avec les opérateurs algériens ».

Pour ce qui est des hydrocarbures, Arkab est revenu sur les réformes engagées dans le secteur pour renforcer son attractivité, notamment à travers le lancement de l’appel d’offres international Algeria Bid Round 2026. « Nous souhaitons voir les grandes entreprises russes participer à cet appel d’offres ainsi qu’aux futurs projets énergétiques », a-t-il déclaré à ce sujet.

La transition énergétique a également occupé une place importante dans l’intervention de Mohamed Arkab qui a indiqué que « l’Algérie poursuit le développement de grands projets solaires et d’hydrogène vert », avec comme objectif la réalisation d’un équilibre entre l’exploitation des ressources classiques et le développement des énergies propres, et a appelé à « un renforcement de la coopération algéro-russe dans ces secteurs d’avenir », selon le même communiqué.

De son côté, le vice-Premier ministre russe a estimé que les deux pays « disposent d’importantes complémentarités » qui devront leur permettre de développer des projets communs à forte valeur ajoutée.

A ce titre, il a mis en exergue la coopération entre les groupes pétroliers des deux pays, Gazprom et Sonatrach, et a exprimé « l’intérêt des entreprises russes pour les projets algériens dans l’exploration, la production et le traitement du gaz », mais aussi dans les énergies renouvelables et les applications civiles de l’énergie nucléaire.

En tout cas, les travaux de la commission mixte ont permis d’examiner les perspectives de coopération dans un large éventail de secteurs, parmi lesquels l’énergie, les mines, l’industrie, le commerce, l’agriculture, les finances, les transports, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la santé.

A l’issue des travaux, les deux coprésidents ont signé le procès-verbal de cette 13e session, appelé à servir de feuille de route pour les prochaines années et ont convenu de tenir la 14e session de la Commission intergouvernementale mixte en Algérie.

Mohamed N.

 

 

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